Les maires de Saint-Martin-de-Belleville
Témoins et acteurs de l’histoire locale
Les maires de Saint-Martin-de-Belleville ont toujours joué un rôle central dans la vie locale. À la fois représentants de l’État dans la commune et chefs de l’administration municipale, ils veillent à l’application des lois, assurent l’ordre public, gèrent les affaires locales et incarnent l’autorité de proximité auprès des habitants. À Saint-Martin-de-Belleville, cette fonction a traversé les régimes, les crises et les mutations du territoire, tout en demeurant un pilier essentiel de la vie communale.
Mais avec la chute du Premier Empire et l’abdication de Napoléon Ier, la Savoie est restituée au royaume de Sardaigne, conformément aux traités de Paris (1814) et de Vienne (1815). Ce retour dans le giron de la maison royale de Savoie interrompt l’organisation municipale républicaine à la française : entre 1814 et 1860, la commune ne dispose plus de maire élu selon le modèle français.
Ce n’est qu’à la suite de l’annexion officielle de la Savoie à la France en 1860, actée par le traité de Turin et validée par le plébiscite d’avril de la même année, que Saint-Martin-de-Belleville adopte une organisation municipale alignée sur les institutions françaises. L’élection d’Hippolyte Yvoz en novembre 1860 incarne alors l’instauration du nouveau cadre administratif français, marquant la transition du régime sarde vers une gestion communale désormais intégrée au système français.
À travers les noms et les mandats de ces maires, de Paul Galliod en 1802 à Claude Jay aujourd’hui, se dessine l’évolution d’une commune alpine, d’abord rurale et isolée, puis profondément transformée par le développement du tourisme de montagne, notamment avec la création de la station des Menuires et de Val Thorens.
En 2016, Saint-Martin-de-Belleville fusionne avec Villarlurin, puis en 2019 avec Saint-Jean-de-Belleville, pour donner naissance à la commune nouvelle "Les Belleville". Cette réorganisation marque une nouvelle étape administrative, tournée vers l’avenir, sans pour autant rompre avec l’histoire et l’identité des anciennes communes.
Les Maires depuis 1802
Crédit photo
- Image de couverture : La République à St-Martin : Marianne et les drapeaux devant une vue d'artiste du village de Saint-Martin-de-Belleville. Générée par IA - © Cédric JAY

Bonjour Monsieur,
Je me suis particulièrement intéressé à Paul Galliod parce que j’en suis un descendant et surtout parce que j’ai découvert un certain nombre de documents qui le concernent. Et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’une plaque de rue lui soit dédiée dans son village Villarbon ( Les Belleville). Je ne suis pas un historien de formation ou de métier.
Ma question porte sur la date de son mariage avec Aubine Rey fixée au 8 mai 177O par les différents généalogistes consultés sur internet. Lui est né en 1755, elle en 1754. Ils se seraient donc mariés à l’âge de 14 ans.
Des mariages à 14 ans étaient possibles dans les Etats de Savoie qui avaient su prendre leur distance avec le pouvoir ecclésiastique bien avant la France. Mais dans ce cas, il fallait au minimum le consentement paternel. Et je ne trouve nulle part indiqué ce renseignement.
Question: si vous acceptez cette date 8 mai 1770 pour leur mariage, pouvez-vous m’indiquer le document sur lequel vous vous .appuyez pour l’affirmer. Les dispenses accordées pour un mariage sont généralement indiquées sur l’Acte de mariage. Personnellement je n’ai rien trouvé. Et aucun généalogiste ne donne de référence précise (Archives départementales de la Savoie, code ? ou autre manière).
Agé de 95 ans et demi, j’ai bien du mal à m’en tirer dans ce maquis de démarches.
De plus, ces deux jeunes gens n’auront leur premier enfant, MARTIN, qu’en 1778, donc 8 ans plus tard.
Je vous remercie de bien vouloir prendre en considération ma demande. Et j’attends avec impatience votre réponse.
Cordialement. Fernand Bonnefoy