Architecture et bâtiments anciens
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Architecture et bâtiments anciens : maisons, fermes, granges, écoles et bâtiments publics.

Famille Ancenay aux caves d’Orgentil
Cette photographie familiale représente plusieurs membres de la famille Ancenay réunis devant un bâtiment d’alpage aux caves d’Orgentil, sur le territoire de Saint-Jean-de-Belleville. Hommes et femmes posent devant la construction, accompagnés de plusieurs équidés, vraisemblablement utilisés pour le transport des personnes, du matériel et des produits de l’alpage.
Le lieu d’Orgentil appartient à un secteur d’alpages situé à près de 1 900 mètres d’altitude. L’inventaire du bâti d’alpage de la commune de Saint-Jean-de-Belleville recense encore à Orgentil plusieurs constructions dont la destination d’origine associait fabrication et habitation, ce qui correspond au fonctionnement traditionnel des chalets et caves d’estive.
La scène illustre ainsi la vie saisonnière en altitude au début du XXe siècle. Durant l’estive, les familles ou les membres chargés du troupeau séjournaient dans les alpages afin de surveiller les bêtes et de transformer le lait. Les bâtiments servaient à la fois de logement, d’espace de fabrication et de conservation des produits laitiers. La présence d’animaux de bât rappelle également l’importance de ces moyens de transport dans des secteurs alors dépourvus de routes carrossables.
L’image présente un intérêt ethnographique particulier par les vêtements, les tabliers, les couvre-chefs et l’organisation du groupe. Elle conserve surtout la mémoire d’une famille liée à l’exploitation des alpages d’Orgentil, dans un paysage pastoral qui constitue encore aujourd’hui un élément important du patrimoine de la commune de Saint-Jean-de-Belleville. · 7 personnes identifiées

Saint-Jean-de-Belleville – Le Chef-lieu
Cette carte postale d’Auguste et Ernest Pittier présente le chef-lieu de Saint-Jean-de-Belleville dans son environnement rural. Au second plan se détache l’église paroissiale, entourée des maisons et bâtiments du village.
Au premier plan, un homme se tient dans un champ où plusieurs poules sont visibles, détail relevé également dans la notice des Archives. Cette présence donne au cliché une dimension de vie quotidienne et rappelle la proximité immédiate entre les habitations, les terres cultivées et les activités agricoles.
Le paysage autour du village demeure largement ouvert. Prés, champs et versants exploités occupent l’essentiel de l’espace, illustrant l’importance de l’agriculture et de l’élevage dans l’organisation économique et sociale de Saint-Jean-de-Belleville au début du XXe siècle.
L’église constitue le principal repère architectural de la composition. Les maisons sont encore peu nombreuses et regroupées autour du centre du village, tandis que les espaces agricoles commencent presque immédiatement à leurs abords.
Cette photographie est ainsi un témoignage précieux de la physionomie ancienne de Saint-Jean-de-Belleville, de son habitat et de la relation étroite entre le village et son terroir montagnard avant les profondes évolutions paysagères et économiques du XXe siècle.

Saint-Martin-de-Belleville et la vallée des Encombres
Cette carte postale ancienne offre une vue remarquable du chef-lieu de Saint-Martin-de-Belleville, photographié avec la vallée des Encombres en arrière-plan. L’église, dont le clocher domine le centre de la composition, constitue le principal repère du village.
Autour de l’édifice religieux se regroupent maisons, bâtiments agricoles et jardins. Le paysage demeure largement ouvert et exploité : prairies, champs et parcelles cultivées occupent les versants, témoignant de la place essentielle de l’agriculture et de l’élevage dans l’économie des Belleville à la fin du XIXe siècle.
La photographie est également particulièrement intéressante pour l’étude de l’ancienne morphologie du chef-lieu. Les constructions sont relativement peu nombreuses et concentrées autour de l’église, tandis que la voirie reste sommaire et les terrains agricoles commencent presque immédiatement à la limite des habitations.
À l’arrière-plan s’ouvre la vallée des Encombres, territoire montagneux situé à l’est de Saint-Martin-de-Belleville et traditionnellement consacré aux activités pastorales. Elle constitue encore aujourd’hui l’un des secteurs les moins urbanisés du territoire des Belleville.
Cette carte constitue ainsi un précieux témoignage du Saint-Martin-de-Belleville rural de la fin du XIXe siècle, bien avant les transformations liées au développement touristique et aux sports d’hiver au cours du XXe siècle.

Le Perron des Encombres vu de l’ancien refuge des Carabiniers vers 1910
Cette carte postale ancienne représente le Perron des Encombres, photographié depuis le secteur de l’ancien refuge des Carabiniers. Au premier plan apparaissent plusieurs bâtiments ruraux en pierre, un jardin clos ainsi que des terres exploitées, tandis que la masse rocheuse du Perron domine l’ensemble du paysage.
Le document est l’œuvre d’Auguste et Ernest Pittier, photographes et éditeurs installés à Annecy. Les Archives départementales classent cette carte parmi leurs productions éditées entre 1899 et 1922. L’inventaire du fonds apporte toutefois une précision essentielle : les prises de vue correspondant à cette première série ont été réalisées entre 1890 et 1909.
La photographie montre un territoire profondément façonné par les activités agricoles. Les versants sont largement ouverts et divisés en parcelles, tandis que les bâtiments sont directement associés aux terres cultivées. Ce paysage témoigne de l’exploitation intensive des pentes et de l’importance du pastoralisme et de l’agriculture dans l’économie des vallées savoyardes.
La mention « ancien Refuge des Carabiniers » fournit également un repère historique précieux. Elle montre que ce lieu était déjà considéré comme ancien au moment de l’édition de la carte. Il convient cependant de rester prudent : la légende indique que le Perron est vu depuis cet ancien refuge, sans permettre d’identifier avec certitude lequel des bâtiments visibles correspondait au refuge lui-même.
Cette carte constitue ainsi un témoignage particulièrement intéressant du massif des Encombres avant les grandes transformations du XXe siècle, en associant paysage montagnard, habitat rural et mémoire d’un ancien lieu de passage ou de surveillance.
