Agriculture, alpages et métiers
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Agriculture, alpages et métiers : travaux agricoles, élevage, artisanat, commerces et activités professionnelles.

Famille Ancenay aux caves d’Orgentil
Cette photographie familiale représente plusieurs membres de la famille Ancenay réunis devant un bâtiment d’alpage aux caves d’Orgentil, sur le territoire de Saint-Jean-de-Belleville. Hommes et femmes posent devant la construction, accompagnés de plusieurs équidés, vraisemblablement utilisés pour le transport des personnes, du matériel et des produits de l’alpage.
Le lieu d’Orgentil appartient à un secteur d’alpages situé à près de 1 900 mètres d’altitude. L’inventaire du bâti d’alpage de la commune de Saint-Jean-de-Belleville recense encore à Orgentil plusieurs constructions dont la destination d’origine associait fabrication et habitation, ce qui correspond au fonctionnement traditionnel des chalets et caves d’estive.
La scène illustre ainsi la vie saisonnière en altitude au début du XXe siècle. Durant l’estive, les familles ou les membres chargés du troupeau séjournaient dans les alpages afin de surveiller les bêtes et de transformer le lait. Les bâtiments servaient à la fois de logement, d’espace de fabrication et de conservation des produits laitiers. La présence d’animaux de bât rappelle également l’importance de ces moyens de transport dans des secteurs alors dépourvus de routes carrossables.
L’image présente un intérêt ethnographique particulier par les vêtements, les tabliers, les couvre-chefs et l’organisation du groupe. Elle conserve surtout la mémoire d’une famille liée à l’exploitation des alpages d’Orgentil, dans un paysage pastoral qui constitue encore aujourd’hui un élément important du patrimoine de la commune de Saint-Jean-de-Belleville. · 7 personnes identifiées

Ouvriers et habitants lors de la reconstruction de Saint-Jean-de-Belleville
Cette photographie montre un important groupe d’ouvriers et d’habitants réunis à Saint-Jean-de-Belleville pendant la reconstruction du chef-lieu, après l’incendie qui ravagea une grande partie du village dans la nuit du 27 au 28 août 1928. Plusieurs dizaines d’hommes posent devant un bâtiment provisoire en bois, au milieu d’un environnement manifestement lié à un chantier.
L’inscription visible sur la façade semble notamment comporter les mots « St Jean de Belleville » et « reconstruction », ce qui renforce l’identification de la scène avec les travaux entrepris après la catastrophe.
L’incendie avait détruit une grande partie des habitations, des granges et des réserves agricoles, laissant plus d’une centaine de personnes sans logement. Après les premiers secours, le relèvement du village fut progressivement organisé : les sinistrés se regroupèrent, le Génie rural intervint et un véritable projet d’ensemble fut élaboré pour reconstruire Saint-Jean selon une organisation plus moderne et plus sûre.
La reconstruction ne se limita pas au remplacement des bâtiments détruits. Elle prévoyait également une nouvelle organisation des voies, l’amélioration de l’adduction d’eau, des équipements collectifs et des dispositifs destinés à limiter les risques d’un nouveau sinistre. Un dossier consacré à cette reconstruction fut publié dès octobre 1929 dans La Technique sanitaire et municipale, ce qui atteste que le projet était alors pleinement engagé.
Cette photographie possède donc une forte valeur documentaire : elle ne montre pas seulement un chantier, mais les hommes mobilisés pour relever Saint-Jean-de-Belleville après l’une des catastrophes majeures de son histoire. Elle témoigne de l’ampleur collective de la reconstruction et de la volonté de maintenir une communauté villageoise sur place malgré les destructions.
